Archive pour mars, 2007

JF SV partagerait appartement

Ma future ex-colocataire quitte l’appartement. Du coup, j’espère trouver un cohabitant avec qui je partage davantage. Quelqu’un qui ne ruinerait pas la poubelle recyclable en y mettant la poussière du chenil, qui évite de surchauffer sa chambre et n’afficherait pas des posters “Vive la pub” serait je suppose un bon début. Mais si en plus il/elle n’était pas hostile au lombricompost, et avait envie de se bouger pour monter une AMAP dans le coin par exemple, je l’épouse ce serait encore mieux.

Voilà mon annonce pour le moment.

Appartement T2 bis, 65 m2 environ, non fumeur et anti-télé, mais équipé du wi-fi et d’un lave-linge, adepte du tri sélectif et du couchsurfing, quartier Patte d’Oie, loyer de 355 euros charges comprises (mais pas le chauffage), avec balcon, garage à vélo, et parking collectif, accueillant déjà une locataire et un chat (28 ans à eux deux), cherche à adopter un ou une autre locataire, à partir de fin mai/mi-juin. Je suis globalement meublé mais la chambre libre ne l’est pas. Rêveurs éveillés et utopistes bâtisseurs de tous poils bienvenus.

Il parait que ce n’est pas bien clair : il y a un salon/cuisine et deux chambres dans l’appart, deux colocataires dont une s’en va fin mai ou mi-juin, et un chat … Et peut-être manque-t-il des éléments importants : j’attend vos suggestions !

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Nouvelle page

Juste pour indiquer une nouvelle page (en haut à droite), qui reprend un de mes anciens articles, complété par qui veut. Depuis que je suis un peu plus attentive à la façon dont certaines (non) valeurs envahissent nos manières de s’exprimer, j’ai presque quotidiennement une nouvelle expression à critiquer …

Je vous invite très chaleureusement à participer !

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Ne rêvez pas

Ne rêvez pas
pointez
grattez vaquez marnez bossez trimez
Ne rêvez pas
l’électronique rêvera pour vous
Ne lisez pas
l’électrolyseur lira pour vous
Ne faites pas l’amour
l’électrocoïtal le fera pour vous

Pointez
grattez vaquez marnez bossez trimez
Ne vous reposez pas
le Travail repose sur vous.

 

(Jacques Prévert) 

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Habiter (en deux mouvements)

Premier mouvement 

Hier soir, presque minuit. Je rentre chez moi épuisée, malgré les deux heures de sommeil dans le train. Une fatigue pleine et agréable, une fatigue de vivre beaucoup, mais qui m’inquiète tout de même un peu car une semaine chargée m’attend.

Je grimpe mes quatre étages, enfonce la clé dans ma serrure et … ne peut la tourner. Ma colocataire a oublié la sienne de l’autre côté. ce n’ets pas la première fois, mais c’est la première fois si tard. Je sonne, j’attends. Pas un bruit de l’autre côté de la porte. Je recommence, plus longtemps. Toujours rien. J’appelle, son portable, le fixe de l’appartement : répondeurs. Je tambourine. Rien … Je recommence. Presque un quart d’heure, elle finit par entendre, vient m’ouvrir, marmonne sans doute une excuse, retourne dans la salle de bains.

Ce n’est pas ce genre d’accidents qui me fait penser que cette colocation doit prendre fin, mais nos réactions. Elle qui fuit, moi qui fulmine et me tait, furieuse d’avoir le mauvais rôle. Il me semble qu’avec quelqu’un d’autre, on en aurait parlé, il y aurait eu peut-être des cris ou peut-être des rires, sans doute des deux. Là, je n’ai pas l’impression de vivre avec une colocataire, de partager quoi que ce soit, que les facures et un peu de vernis social. D’ailleurs, les pièces communes sont blanches et sans vie.

Deuxième mouvement

 Je sais donc ce dont je ne veux plus, reste à découvrir ce que je veux (et ce que je peux). Ce mois-ci, j’en saurai davantage sur où je vais travailler l’année prochaine. Mais il est probable que je graviterai autour de Toulouse.

Dès lors, où vivre, et avec qui ? Si je suis juste colocataire de cet appartement, ma mère s’est portée caution solidaire pour nous deux, et je ne sais pas bien comment m’en dépatouiller, si je le quitte. Et puis, j’aime bien mon immeuble et mon quartier : est-ce que je devrais tenter à nouveau la colocation à deux, mais avec quelqu’un d’autre ? N’est-il  pas plutôt temps de vivre seule ? Ou au contraire, de tenter une expérience communautaire, et si oui, à quel degré d’implication, de la “simple” grande colocation au vrai habitat collectif ? C’est-à-dire aussi, ville ou campagne ? Mixte ou sororal ?

Et aurai-je le courage de rompre la colocation, et d’être encore une fois la méchante ?

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Omnivore

Dans le billet précédent, je disais, sous forme de boutade, être carnivore. C’est faux, évidemment : je suis omnivore. Je mange du végétal et de l’animal. Des plantes et des bestioles.

La ligne simple s’agite (et que j’aime ce bouillonnement) ces derniers temps sur la question de l’alimentation en général et du végétarisme en particulier. Beaucoup se sont émus des conditions d’élevage et d’abbatage des animaux que l’on mange.

Ca va sans dire – mais ça va mieux en le disant – je respecte tout à fait le choix du végétarisme. J’explique simplement pourquoi il n’est pas le mien.

A la lecture de ces billets sur différents blogs, puis d’articles et de fils sur mes forums préférés, plusieurs raisons d’être végétarien surgissent.

Par goût, tout d’abord, ou par dégoût (ou mauvaise digestion) de ce qui est carné. Ma foi, c’est une raison que je peux comprendre, mais que je ne partage pas.

Par raisonnement écologique, parce que l’élevage d’une bestiole destinée à être mangée “consomme” énormément – elle mange la bestiole, et la production de ce qu’elle mange pollue le plus souvent, et en plus on pourrait nourrir des humains avec ce qui la nourrit. C’est un argument auquel je suis sensible, et une des raisons qui me pousse à diminuer ma consommation de viande. Néanmoins il me semble – je recherche des études chiffrées, si vous en avez sous le coude – que les problèmes de malnutrition ou de dénutrition ne proviennent pas d’une faiblesse de la production de nourriture, mais d’un problème de gaspillage et de répartition. Autrement dit, j’imagine (peut-être à tort, et dans ce cas dites-le moi) que si l’on répartissait équitablement entre tous les humains les “ressources comestibles”, chacun aurait droit à son bout de viande. 

Par un sentiment de sacré envers la vie - qui rendrait sacrilège de tuer pour manger. L’argument qui m’est le plus étranger je pense. En “léger” cela donne les “sarcophages”, c’est-à-dire ceux qui ne peuvent manger de la viande que si elle ne fait pas penser à l’animal d’où elle provient (donc pas de poisson entier ni de tête de veau … par exemple). En plus approfondi, ça peut mener au végétarisme (refus de manger de la chair animale), ou au végétalisme (refus de toute alimentation d’origine animale), ou au véganisme (refus de porter du cuir par exemple). Bon, là-dessus, j’ai le même sentiment de sacré devant une ortie ou un trèfle que devant un poussin. Et je m’inscris dans une chaîne alimentaire, comme un autre animal.

J’ajoute que dans ce cas, il me semble que la cohérence c’est d’aller jusqu’au véganisme, ce qui me semble bien compliqué – ce qui n’est bien sûr pas un argument pour ne pas le faire, si ce sont réellement vos valeurs. Bonne chance sur cette voie que je devine difficile si c’est votre cas …

Par refus de cautionner des méthodes d’élevage et d’abattage cruelles. Cela me semble tout à fait sensé. Je me souviens d’un témoignage de Pierre Rabhi, racontant sa visite à un éleveur de cochons, fier de présenter une méthode de sanglage de la truie qui permettait à tous ses petits de se nourrir en même temps, tout en la ligotant à quelques cm au-dessus du sol et en l’empêchant de toucher ses petits. J’avais été choquée de me rendre compte qu’il fallait que l’auteur insiste sur cette souffrance animale pour que je la voie.

Je ne nie pas que contrairement aux autres animaux nous avons une conscience et donc une responsabilité dans notre implication dans la chaîne alimentaire. Je ne refuse pas de manger de la chair animale (ni de m’en vêtir) ; par contre je refuse tout mauvais traitement, tout gaspillage et toute souffrance animale inutile. Comment ? Pour le moment, juste – et j’ai conscience que c’est léger – en choisissant où j’achète ma viande, en me renseignant sur la façon dont sont traitées les bestioles.

Je suis cavalière depuis quinze ans, j’ai grandi à la campagne, j’ai eu des lapins domestiques – non destinés à la consommation, mais vivant dans le jardin – j’ai trait des vaches … Contrairement à de nombreux cavaliers – c’est relativement récent – l’idée de manger de la viande équine ne me révulse pas. Par contre, par une réaction un peu primaire de “proximité” avec la bestiole, j’aurais besoin d’être davantage rassurée sur les conditions de vie et de mort d’un cheval que pour un porc ou une vache (pourtant j’aime bien les vaches) (mais j’ai peur des cochons). Alors il me semble que pour moi, l’aboutissement ultime de la mise en pratique de mes valeurs ne m’amènerait pas au végétarisme mais à manger des bestioles que j’élèverais. Même si l’idée de mettre à mort puis de manger une bestiole que j’aurais caressée ne m’est pas encore vraiment familière, elle me paraît rationnellement plus sensée que celle de manger de la viande sous plastique d’un animal élevé “hors sol” et qui n’a jamais vu le jour …

Mon chat me regarde bizarrement …

Voilà, j’ai conscience de ce que cette idée peut avoir de dérangeant – mais la dissidence est un joli mot :) Soyez sûrs en tous cas qu’il ne s’agit pas dans cet article de jugement, mais d’une réflexion en cours et sans doute maladroite.

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