Pardon pour ce long silence. La tête, les mains et le coeur débordés … saurai-je faire autrement, un jour ? Je sens que mon chemin vers une vie plus simple, plus consciente, passe par là, par l’apprivoisement à la lenteur, par le “peu de projets”.
Et pourtant ma vie déborde, je cours, je cours, jamais longtemps dans la même direction, ni à la même vitesse. Plein de petits projets, de petits courts termes, se faufilent dans ma vie, s’y télescopent, s’y entrechoquent. Nombre de petits engagements, de petites participations, dans tous les sens.
Pas vraiment de point commun, de creuset de sens. Sauf, peut-être, moi.
Et pas de long terme. Que du souffle suivant, et peut-être celui d’après. La perspective la plus ambitieuse ne va pas au-delà d’une saison.
Je sens qu’il y a là le noeud qui me bloque depuis des mois, l’explication de mon silence.
Et pourtant, je suis heureuse. Inquiète, trop légère, mais heureuse. Allez comprendre …
(Je voulais écrire un article sur les fripes. J’ai un peu dévié.)