Non mais c’est vraiment n’importe quoi hé ho heing bon

Dans le billet précédent, je disais que le blog avait déménagé, ce qui est vrai. Par contre, je me suis trompée d’adresse, et vous renvoyais sur un blog qui n’est point du tout le mien !
Je pense que les quelques « habitués » m’ont retrouvée, mais pour les ceusses qui passeraient par là, ben je suis là maintenant : zeldaet.free.fr
J’y parle toujours de (mon chemin en) décroissance, et puis aussi de plein d’autres choses.
Et je n’en bouge plus ! (pour le moment)

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Déménagement (partiel)

Juste pour dire que je blogue aussi – à la place du ciel des racines je crois. Les racines sont en sommeil …

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Quatrain de bouquins

Mirza me refile la patate chaude (mais bio), et moi je dis : chouette, chouette, chouette, depuis le temps que je la regardais passer avec envie !

Quatre livres de mon enfance :

Okelorreur. C’est l’histoire d’un chien immonde, qui est tellement sale qu’il a même un nid caché dans ses poils, avec des oiseaux dedans. En fait, ce chien, c’est un peu le sac de Mary Poppins, mais vivant. Et puis il fait plein de bêtises. C’était très très drôle, et je regrette de be plus les avoir. D’autant que « Okelorreur ! » a été intégré dans le vocabulaire familial (tout comme « Normal comme le vélo d’Eugène »).

Mon amie Flicka – et les suites. Des chevaux, du très grand air, un garçon sensible mais têtu, des chats, des chiens ..; et de grands questionnements sur Dieu. J’ai relu « L’herbe verte du Wyoming » il y a un peu, et je crois que je n’ai pas à rougir de l’aimer encore bien.

Les enfants Tillermann – toute la série et les affiliés, il y en a sept à peu près. Cette famille fait partie de moi, comme les Malaussène de Pennac. Des sortes de cousins que je vois jamais, mais à qui je pense souvent au détour d’une phrase.

Les Histoires comme ça de Kipling. Mon père me les lisait petite. Il m’en reste une certaine musique, et la peur de les relire et d’être déçue.

Quatre livres que je lirais encore et encore :

Sur ce coup, IMPOSSIBLE d’être exhaustive ! Je dis les premiers à me passer par la tête)

La virevolte de Nancy Huston (mais aussi Instruments des ténèbres, Prodige, Une adoration, et quelques autres. Pas tous, mais beaucoup). Une histoire d’amours, comme toutes les histoires. d’une mère pour ses enfants qu’elle quitte, d’un couple qui se sépare, d’un couple qui se forme, des enfants pour tout ce monde, d’un poète torturé pour une philosophe du même bois …

Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, de Matthias Malzieu. Dans une autre vie bloguesque, j’en avais parlé . Essentiel, tendre et sincère.

Romain Gary, Gros-Câlin. l’histoire d’un homme qui aime un serpent parce qu’il faut bien aimer quelqu’un. Ou La promesse de l’aube, un amour magnifique et monstrueux entre une mère et son fils, la fabrique d’un destin. Et puis si vous avez du mal à accrocher, lisez avant le Tombeau de Romain Gary, de Nancy Huston.

Equinoxe, d’Arnauld Pontier. pour l’incipit magnifique, pour le désir qui dérange, pôur le rêve et le cauchemar.

Quatre écrivains que je ne lirai plus :

Lévy (plat), Weber (arnaque), Angot (creux et cru), AGA (je ne suis plus une greluche).

En même temps, si je n’ai rien d’autre à lire, je suis capable de lire n’importe quoi, ça y compris.

Quatre livres que j’emporterais sur une île déserte :

Un pavé, ça c’est sûr, pour la plage … Belle du seigneur sans doute. Je ne l’ai lu qu’une fois, dans un éblouissement, complétement portée par le verbe. Il serait bon de le relire, en prenant le temps de la dégustation.

Un texte « spirituel » … Peut-être Les dialogues avec l’ange. Une amie, que ce livre qu’elle n’a pas lu a beaucoup marqué (véridique mais compliqué), m’a offert « La source Blanche », livre d’introduction à ces dialogues beaux et troublants. Depuis je sais qu’un jour je les lirai.

Le ou les tomes de La Pléïade consacrés à Prévert … Il faut de la poésie pour pouvoir lire mille fois la même chose.

Sa Majesté des mouches. Un roman d’île. Et puis ça fait longtemps que je ne l’ai pas lu.

Quatre livres de ma pile à lire :

Comment éduquer sans punitions ni récompenses.  Pour le travail.

Tout Alice, les textes de Lewis Caroll, en cours et c’est une belle lecture, sauf que comme les films de Miyazaki, cela m’endort : pas par ennui mais parce que cela ressemble à mes rêves !

 La cloche d’Islande, de Laxness. Parce que je vais découvrir ce pays dans quelques semaines, et que ça vaut bien une mise en bouche.

Des livres en espagnol (Garcia Marquez), en anglais (Auster) et même en italien, parce que ça faisait partie de mes bonnes résolutions.

Relais à qui veut !

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Recette toute simple pour un excellent après-midi

Ingrédients : 

– indispensable : un coin de verdure (jardin public ou privé, parc …) sous un arbre, alors qu’il fait doux ou chaud.

– facultatifs : un instrument de musique, un musicien, une bouteille d’eau, un ou deux livres, une serviette de plage, de quoi écrire.

 Mode d’emploi :

S’allonger ou s’asseoir, rêvasser, suivre une fourmi des yeux pendant dix minutes, la perdre au bout de trois, admirer comme un arbre est toujours beau quelque soit l’angle de vue, écouter – les oiseaux, les chats, ses propres bruits, la musique, le chahut de la rue -, apprendre presque un morceau de trois accords, chanter, caresser les cheveux de son voisin, se taire, parler, lire un peu, se concentrer sur sa respiration, penser à tout et à rien, sentir les odeurs des herbes, le vent sur la peau, la douceur de toute chose.

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Ma bibliothèque

Je crois que pour moi, une pièce et un meuble constituent à eux seuls une maison : la cuisine et la bibliothèque.

Depuis toute minote, j’ai la chance d’avoir des livres, des livres partout. J’aime les étagères qui croulent, je lis tout le temps, très vite, et partout : et j’aime l’objet-livre, que je maltraite un peu, que je trimballe, que j’écornifle à loisir dans le tram, en voiture (place passager), sur les bancs, dans les files d’attente, dans mon lit, en me brossant les dents et en attendant que ça mijote … Je relis beaucoup aussi, les inoubliables qu’on redécouvre à chaque fois, et les livres-kleenex qui reposent et rassurent pendant les insomnies …

Autant dire que la tendance est plutôt à l’accumulation qu’au désencombrement. Sauf que, séduite par l’idée d’une bibliothèque qui ne contiendrait que des livres que j’aime vraiment (ce qui, comme je suis snob, exclut les Weber, mais comme je suis une grande petite fille, inclut certains Stephen King), et aussi par le gain de place, je vais laisser une bonne partie de mes livres s’envoyager. Certains par le bookcrossing, d’autres via un Grand Don (le prochein à Toulouse a lieu le 23 juin, je me dépêcherai), d’autres en les laissant traînerdans mes toilettes sur l’étagère « servez-vous » …

Comme je sais déjà que je n’aurai pas le temps ni le courage de vous mettre la liste ici, j’essaierai de faire une photo de la PAD (pile à donner) pour vous donner (justement !) une idée.

Bon, yapuka …

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Le couple, la simplicité volontaire et le droit au chemin

Rapoza s’interroge dans son dernier billet sur la différence de rythme entre elle et son homme dans le processus de simplification volontaire. Cette différence de rythme, qui existe très souvent dans les couples simples-et-volontaires que j’ai pu rencontrer, crée en effet des tensions : réticence et frein de la part de celui qui est « entraîné », frustration de la part de l’autre, qui souvent est « l’inventeur » du processus au sein du couple.

Je ne vais pas tenter de donner ici des conseils, j’ai l’impression que l’homme de la lune et moi sommes incroyablement proches sur ce plan, mais cette impression est d’autant plus facile (ou trompeuse) que nous ne vivons pas ensemble, et n’avons donc pas à décider en commun du quotidien. Et puis, avec ma colocataire actuelle (absolument pas simple-et-volontaire), le dialogue n’a tout simplement pas été possible, donc je suis très mal placée pour donner des conseils à qui que ce soit (ça ne m’empêche pas de penser qu’il faut dialoguer, heing !)

Par contre, il y a quelque chose que j’ai entendu dans une réunion d’une asso écolo, et qui m’a fait énormément de bien (et aussi penser à Aventurine, mais c’est une autre histoire). Une jeune femme disait (en gros) : « Quand on dit qu’on est écolo, les gens ont des réactions étranges. Ils vous regardent de haut en bas, et vous disent, par exemple : « Mais pourtant, tu es venue en voiture ? ». Comme si, pour avoir le droit de croire en quelque chose, il faudrait être parfait dans son application. Et je crois qu’en fait, quand on fait cela, on se refuse le droit à l’utopie, c’est-à-dire qu’on se refuse le droit au chemin. »

Accordons-nous, accordons à nos proches, le droit au chemin …

Pistil, objectrice de croissance, venue en voiture, convaincue qu’il faut acheter local, mais ne sachant pas se passer de chocolat … (et coetera !)

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Mes priorités

Suite au dernier billet, et à plein de nouvelles activités intéressantes et de jolies rencontres, j’ai ressenti le besoin de redéfinir mes priorités. Pour cela, ma liste des 101 choses, une ardoise, une craie, et le plus sexy assistant du monde.

Il en résulte que le plus important à mettre en oeuvre pour moi dans les prochains mois (et notamment dans l’année scolaire à venir) consiste à :

_ me remettre à l’écriture,

_ m’occuper de mon cheval, (et donc commencer par lui trouver un coin de verdure dans les environs, si vous avez un pré à louer …)

_ me former à la non-violence (notamment dans sa dimension éducative),

Bien sûr, il y a d’autres essentiels, tels que l’adhésion à une AMAP, la chorale, la poursuite de mes activités bénévoles … Mais voici les trois grands « chantiers » où je vais lancer la plus grande partie de mes énergies.

La bonne nouvelle, c’est que « changer de métier », projet auquel je pense souvent, surtout quand tout me paraît trop difficile, n’est même pas apparu lors de la discussion. Preuve que j’ai encore des choses à y faire, dans le mammouth …

Ca n’a peut-être pas grand chose à voir avec la simplicité volontaire, cela dit ? J’ai du mal à l’évaluer. Disons que pour une pratique de la « vie simple », le principe de cohérence entre la vie que l’on veut mener et celle qu’on essaie effectivement de créer me paraît crucial. D’où la nécessité d’être au clair dans ce que l’on souhaite …

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